La gouvernance n’est pas une donnée immédiate. Selon le président de la République Macky Sall, « c’est un processus d’amélioration continu des pratiques et des règles à travers des reformes adaptées. Il ne faut pas dormir sur nos lauriers croyant que nous sommes une démocratie achevée. Elle n’existe pas, et toutes les avancées sont précaires… Je donne une statistique : en 2018, sur 4828 déclarations de manifestations publiques, 118 demandes d’autorisation ont été interdites, soit un taux de 2,44 %.
Mais quand on veut marcher à la place de l’indépendance ou devant le palais de la République, c’est qu’on ne veut pas tenir une marche pacifique », a-t-il ajouté. Le dialogue national est un exemple pour instaurer un climat social et politique apaisé. « Avec l’opposition, on a instauré un dialogue pour un climat social paisible. Ce dialogue a été instauré depuis Mars pour trouver un consensus sur le processus électoral. Même le mode d’élection des élus locaux a été largement discuté avec l’opposition et la société civile.
Le report des élections locales en Mars 2021 a été consensuel. C’est par conviction que j’ai lancé ce dialogue pour consolider les acquis démocratiques de notre pays. C’est un défi global. On va renforcer nos consensus car le Sénégal c’est un État-Nation démocratique », a-t-il affirmé lors de son discours à la cérémonie officielle de lancement du rapport pays du MAEP, tenue ce 30 janvier 2020 au CICAD.