Seydi Diamil Niane, un chercheur sénégalais a mis en exergue l’urgente nécessité de mettre en place une académie sénégalaise de la pensée islamique, pour une meilleure vulgarisation du travail scientifique des « oulémas ».
Cette structure devrait permettre « une meilleure appropriation et une vulgarisation des ouvrages des savants sénégalais », tout en apportant « une réponse doctrinale à l’extrémisme violent », a soutenu l’universitaire sénégalais.
- Niane procédait jeudi à la présentation de son ouvrage intitulé « Moi musulman, je n’ai pas à me justifier : manifeste pour un Islam retrouvé », une cérémonie qui s’est déroulée au Centre de recherche ouest africain (Warc, en anglais).
L’auteur, chargé de recherches à l’Institut Timbuctu, a révélé avoir entamé la rédaction de cet ouvrage après les attentats du Bataclan à Paris ; le 15 novembre 2015, en réponse à une amie française qui l’avait ainsi interpellé en ces termes : « Oh Djiamil, qu’est ce vous avez fait encore ? », une manière de l’associer à « cette violence accomplie par d’autres » au nom de sa religion.
La directrice du Laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), la sociologue Fatou Sarr Sow, a loué « la vaste culture » de l’auteur et « la qualité rédactionnelle » de son livre, dont le « message profond traduit dans un style simple (…) est une invite à la recherche du savoir pour une meilleure compréhension du texte coranique ».
Le travail et le profil intellectuel de Djamil Faye, titulaire d’une thèse de doctorat en études arabo-islamiques à l’Université de Strasbourg (France), donnent des raisons d’espérer en « une jeunesse saine, debout, capable de perpétuer et défendre l’islam des fondateurs ».
APS