La lutte contre les mutilations enregistre des avancées significatives dans la zone sud. Dans la région de Kolda, le taux de prévalence qui était à plus de 80% a atteint 46% en 2017.
La révélation a été faite à ce mardi 6 février à l’occasion d’un forum organisé à l’hôtel de ville dans le cadre de la célébration de la Journée de Lutte contre les MGF.
Cette tendance baissière est aussi constatée pratiquement dans toute la zone sud où le taux de prévalence est passé de « 94% à 70% », selon le coordonnateur de la zone sud de l’ONG TOSTAN qui lutte pour la promotion de l’abandon de cette pratique depuis des années.
A en croire Abdoulaye Diao, « ces résultats sont le fruit de plusieurs stratégies combinées menées par l’Etat et les ONG avec l’appui des organismes internationaux » entre autres.
Cependant, ces avancées cachent aussi des difficultés réelles. Car, « les zones de résistance, il y en a encore», à déplore M Diao.
C’est pourquoi, un appel a été lancé à l’endroit des acteurs communautaires dont les guides religieux qui ont pris part à ce forum.
Ceci pour qu’ils intensifient les activités de sensibilisation en direction de ces populations réticentes qui brandissent des justifications religieuses pour perpétuer la pratique.
L’argumentaire sanitaire va être davantage vulgarisé, promet le coordonnateur. Ceci, pour que partout on puisse comprendre que « l’excision est néfaste à la santé de la femme ».
Ce qui va, selon un guide religieux qui a pris part à ce forum, contribuer à accélérer le changement de comportement chez les défenseurs de cette pratique ancestrale.
ismaila.mansaly@koldanews.com