« La Première ministre et le président ont convenu qu’il existait désormais une fenêtre d’opportunité pour persuader la Russie que son alliance avec Assad n’est plus dans son intérêt stratégique », a déclaré une porte-parole de Mme May. Cette conversation est intervenue après l’attaque chimique présumée du régime de Damas sur la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest), qui avait fait au moins 87 morts dans la population civile, et à laquelle les Etats-Unis ont répondu en tirant dans la nuit de jeudi à vendredi des missiles Tomahawk sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs. La Grande-Bretagne a fait savoir qu’elle avait « pleinement soutenu » ces frappes. Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a de son côté appelé lundi la Russie à cesser de soutenir Bachar al-Assad qui est « maintenant toxique dans tous les sens » du terme, avant une réunion en Italie avec ses homologues des pays du G7. Samedi, Boris Johnson avait annoncé annuler sa visite en Russie prévue pour lundi en raison des « événements en Syrie qui ont fondamentalement changé la situation ». (Belga)