Trois d’entre eux sont mis en examen pour violences en réunion, le quatrième l’est pour viol. Jeudi 3 février dernier, quatre policiers ont procédé à un contrôle d’identité dans la Cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Sur des vidéos filmées par les habitants, on voit ces gardiens de la paix s’en prendre violemment à un jeune homme. Encore hospitalisé ce lundi, Théo a reçu des coups, mais présente aussi une «section du sphincter anal» et une «lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur». Cette blessure, qui lui vaut une incapacité totale de travail (ITT) de 60 jours, aurait été provoquée par un coup de matraque porté à l’horizontal par l’un des policiers. Dès dimanche soir, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a suspendu les quatre fonctionnaires. Une sanction disciplinaire «conservatoire», qui vient en parallèle d’une enquête judiciaire ouverte par le Parquet de Bobigny. Légalement, ces policiers sont exposés à de lourdes sanctions.
Mais les violences policières n’aboutissent pas toujours aux peines auxquelles la loi les condamne pourtant.