Pour le président de la ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH), Me Assane Dioma Ndiaye, la corruption reste un fléau qui sévit loin des yeux et pour le contrer, le civisme des citoyens sera une arme efficace pour éradiquer cette pratique.
L’affaire du policier corrompu, A. Diallo, reste un exemple mais pour l’avocat, il y’a une nuance entre la dénonciation et corruption « le corrupteur et le corrompu sont tous passible de la même peine, la corruption reste souterraine et seul le civisme des citoyens pourra lutter contre elle.
On doit encourager les gens à dénoncer cette pratique mais tout en ne s’exposant pas directement, sinon la personne peut se retrouver du mauvais côté car ce n’est pas évident de dénoncer sans pour autant être impliqué dans une forme de corruption.
En tentant d’obtenir un service qu’on ne mérite pas, on tend à être un corrupteur même si le but reste de dénoncer l’acte tel qu’il est.
La corruption dépasse les frontières visuelles, de ce fait seul une riposte bien établie peut y remédier ou du moins lever le voile sur certaines pratiques qui se passent au quotidien, le courage des citoyens à dénoncer doit être le moteur de cette lutte qui ne se gagnera qu’avec tous les efforts de la société sénégalaise car ensemble ce défi peut être relever ».
M.G.Baldé