Construit dans le quartier Kémo de la commune Kolda, le Centre Départemental d’Assistance et de Formation pour la Femme CEDAF est considéré comme « la locomotive de l’émergence de la femme du Fouladou » au vu des nombreuses formations qu’elle offre annuellement aux femmes koldoises. Peu connu au départ, ce centre de formation est devenu le point de convergence de nombreuses femmes qui cherchent à être initiées aux activités génératrices de revenus ou qui veulent entreprendre. Ce rush constaté aujourd’hui a été l’œuvre d’une équipe pluridisciplinaire dirigée par Madame Danielle Bassène Faye, actuelle coordonnatrice du CEDAF de Kolda.
Armée de sa pédagogie, cette dame a pris son bâton de pèlerin pour sillonner les différents quartiers périphériques et le Fouladou des profondeurs afin de présenter les offres de formation de son centre à ses sœurs. Aujourd’hui, « en plus de la trentaine d’élèves régulièrement inscrites qui suivent des formations en coiffure, couture et restauration, des GIE et des privés viennent en masse pour solliciter nos services », a expliqué Madame Bassène. Cette activité de terrain est couplée à la sensibilisation tous azimuts pour que « les femmes koldoises ne puissent pas rater le train de l’émergence » conduit par Danielle.
A l’en croire, les offres de formation tournent essentiellement autour de « la gestion, l’entrepreneuriat et le marketing, l’artisanat notamment la couture, le macramé, le perlage, la teinture, la vannerie, les techniques culinaires et la restauration, mais aussi l’élevage et l’agriculture » entre autres. Sans oublier « la transformation des fruits et légumes ». Toutes choses qui mettent « le CEDAF de kolda au cœur du combat contre la féminisation de la pauvreté au Fouladou».
A cela s’ajoute une offre de formation en gestion de l’environnement et en éducation à la santé de la femme et de l’enfant, a-t-elle poursuivi. Avant d’ajouter : « la saponification a été une expérience réussie puisque de nombreuses unités sont aujourd’hui créées. Les propriétaires de ces unités ne se plaignent pas trop et parviennent à faire face à leurs charges familiales ».
Cependant, la coordonatrice du CEDAF de Kolda souhaite que son centre qui a une vocation régionale soit doté de logistique roulante pour aller répondre aux sollicitations « des braves femmes » partout dans les trois départements de la région.
ismaila.mansaly@koldanews.com