Selon un communiqué de son porte-parole Stéphane Dujarric, M. Ban « se sent une responsabilité envers les Palestiniens qui, notamment dans la bande de Gaza, ont été longtemps empêchés de jouir de la liberté et de la dignité qu’ils méritent ». M. Ban déplore que la situation à Gaza « semble s’aggraver » et que l’appel samedi du Conseil de sécurité à un cessez-le-feu n’ait pas été entendu. Il a souligné que « trop de civils palestiniens ont été tués et que toute offensive terrestre israélienne aggravera sans aucun doute ce bilan et les souffrances des civils dans la bande de Gaza ». En parallèle, il a réitéré sa condamnation des tirs de roquettes du Hamas vers Israël et « exige qu’ils cessent immédiatement ». Il « exige » donc des deux camps qu’ils prennent « d’urgence des mesures pour mettre fin aux combats ». « Il est temps pour les familles israéliennes et palestiniennes de se sentir en paix et en sécurité, en faisant confiance à l’autre camp, plutôt que de ressentir peur, désespoir et haine », conclut le communiqué de l’ONU.
Israël a, au contraire, promis dimanche d’intensifier encore ses bombardements sur la bande de Gaza et demandé aux habitants du nord de l’enclave à évacuer, au 6e jour d’une offensive visant à neutraliser le Hamas et ses tirs de roquettes.
A Ramallah (Cisjordanie), le président Mahmoud Abbas, discret depuis le début de la crise, a demandé, dans une lettre adressée à M. Ban Ki-moon, de placer officiellement l’État de Palestine « sous le système de protection internationale de l’ONU ».
Source: RTLInternational