Lors des élections présidentielles de 2000, les législatives et les locales qui ont suivi, le Sénégal a montré à la face du monde de belles leçons de démocratie. Il a su organiser des élections sans violence ni de contestation et dans la plus grande transparence.
Cependant, à partir de 2012, cette démocratie fait marche arrière. La campagne électorale des présidentielles de 2012 a été marquée par des violences dans toutes les grandes villes du Sénégal. Il y a eu plusieurs arrestations et même des meurtres. Pendant des semaines le tissu économique et le transport urbain de la capitale étaient paralysés.
La campagne électorale des locales du 29 juin 2014, a connu des affrontements : Dakar, Touba, Ziguinchor ; des maisons et véhicules, des candidats en liste, détruits. Les élections locales du dimanche dernier sont marquées par des contestations comme à Kolda et à Saint Louis. Ainsi, le choix du peuple n’est pas respecté. D’après les témoignages, certains mandataires de partis étaient expulsés des bureaux de votes sans explication. Or, la démocratie se définit, selon son étymologie grecque, comme « le pouvoir du peuple » c’est-à-dire la souveraineté nationale venant du peuple et s’exerçant par le peuple. Dès lors, la classe dirigeante et les leaders de partis sont appelés à la concertation pour redonner le Sénégal sa belle image démocratique qu’il a connu en 2000.
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