Les investitures en vue des élections locales ont été marqués par l’éclatement de la Coalition » Benno bokk yakaar » au niveau des bases. Beaucoup de surprises en perspective.
Les Sénégalais iront aux urnes le 29 juin prochain pour élire de nouveaux exécutifs locaux. Le dépôt des listes a été clôturé ce mardi 29 avril sur l’ensemble du territoire national. Les sous-préfectures ont été prises d’assaut dans la soirée par les mandataires des différentes Coalitions politiques qui voulaient éviter que leurs listes soient frappées de forclusion. L’enseignement majeur qu’il faut tirer des opérations d’investitures est que la réalité politique a prévalu, avec en toile de fond l’implosion de » Benno bokk yakaar (Bby) dans la plupart des collectivités locales, la boulimie du parti au pouvoir et le choc des ambitions ont eu raison de la Coalition présidentielle.
Il y a également que le choix des mandataires a été fortement décrié dans de nombreux localités, notamment dans les rangs des » apéristes, où la guerre de tendances fait rage. Conséquences : des combinaisons inédites, fruit de plusieurs alliances contre nature et une floraison de listes issues de l’Alliance pour la République (Apr). Les mots d’ordre des directions des formations politiques ont été royalement ignorés dans la majorité des collectivités locales du pays. Les bases ont tout simplement fait la loi faisant fi des directives qui leur ont été données. C’est le cas notamment à Ziguinchor où le parti socialiste (Ps) a préféré cheminer avec l’Union centriste du Sénégal (Ucs) du maire sortant, Abdoulaye Baldé. Une situation inédite qui dépasse les partis politiques et qui risque d’engendrer beaucoup de surprises et de multiples vote-sanctions.
Il faut aussi relever que l’on s’achemine vers une participation record à ces élections prévues le 29 juin prochain. Nous renseigne le quotidien le populaire.
Fatou Binetou WANE
iGfm