Alors que le couvre-feu en vigueur à Bangui depuis fin novembre de 18 h à 6 h doit être allégé à partir de ce mercredi, une nouvelle scène de lynchage s’est produite dans la capitale centrafricaine. Un homme, accusé d’être un ancien rebelle Séléka, a été battu à mort par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), réunis lors d’une cérémonie officielle marquant leur reformation.
Les militaires, qui venaient d’écouter quelques minutes plus tôt un discours de la nouvelle présidente Catherine Samba Panza, ont frappé leur victime à coup de bottes, de pierre et de couteau avant de le déshabiller, de le trainer sur la rue et de s’acharner sur son cadavre. Ce lynchage, auquel s’est rapidement jointe une foule ivre de colère, s’est déroulé sous les yeux de soldats de la force africaine (Misca), qui assuraient la sécurité de la cérémonie. Selon des témoins, le corps a ensuite été démembré puis incendié, avant que la Misca intervienne en tirant des gaz lacrymogènes et des coups de feu en l’air pour disperser la foule.
Les violences ont éclaté sitôt le cortège officiel parti, au moment de la dispersion des quelque 4.000 soldats centrafricains présents à la cérémonie. Aucune réaction n’a pu être immédiatement obtenue auprès des autorités de transition, de la Misca ou de la force Sangaris.
Situation dégradée en province
Juste auparavant, la présidente de transition avait dit sa « fierté de voir autant d’éléments des FACA réunis