WASHINGTON, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 228,5 millions de dollars en faveur d’une nouvelle initiative destinée à améliorer la gestion des ressources en eau dans le bassin du Fleuve Sénégal et à stimuler les perspectives de développement de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal.
Plus de 4,5 millions de gens vivant le long du Fleuve Sénégal devraient bénéficier directement de ce projet à l’échelle de plusieurs pays. Les pays concernés figurent parmi les plus pauvres de la planète, avec 42 % à 53 % de leurs populations vivant au-dessous du seuil de pauvreté, pour l’essentiel des paysans pratiquant une agriculture vivrière et de petits exploitants. Selon les estimations, le taux de croissance démographique annuelle se situe à 2,7% et la population devrait doubler tous les 25 ans.
Au cours d’une visite historique dans la région du Sahel entreprise le mois dernier par des chefs de file du développement, dont le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, Jim Yong Kim, le Président du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé de nouvelles aides financières, à hauteur de 1,5 milliard de dollars. Ces investissements serviront à soutenir des priorités clés du développement régional, telles que les filets de protection sociale qui aideront les familles à affronter les effets les plus pervers de la précarité économique et des catastrophes naturelles, l’amélioration des infrastructures et la création de débouchés en zone rurale au moyen d’investissements dans le secteur hydroélectrique et dans de nouvelles sources d’énergie propre qui contribueront au développement massif de l’irrigation et à la transformation de l’agriculture. Ce projet est le premier qui sera réalisé au titre de cette nouvelle initiative.
Le projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), le Fond de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.*
» Réduire l’impact dévastateur des sécheresses conduira à une amélioration spectaculaire des moyens de subsistance de millions de petits agriculteurs et éleveurs et des communautés de l’ensemble du Sahel, tout en contribuant à stimuler la paix et le développement dans l’ensemble de la région