La Russie et les Etats Unis sont d’accord sur un plan d’élimination des armes chimiques syriennes qui donne une semaine à Damas pour présenter la liste de ces armes et prévoit l’adoption d’une résolution de l’ONU qui se référe à la menace de recours à la force. Les Etats-Unis et la Russie « sont d’accord que la résolution de l’ONU se référera au chapitre 7 sur le recours à la force », a annoncé samedi à Genève le secrétaire d’Etat John Kerry après trois jours de discussions avec son homologue russe Sergei Lavrov. « Il n’y aura pas de place pour des maneuvres (…) ou rien d’autre qui ne soit une complète application par le régime d’Assad », a-t-il dit.
Obama reste vigilant
Peu avant, le président américain Barack Obama s’est dit disposé samedi à donner une chance aux efforts diplomatiques dans le dossier des armes chimiques syriennes, mais a appelé la communauté internationale à rester prête à agir s’ils échouaient. « Nous ne prendrons pas les déclarations de la Russie et d’Assad pour argent comptant. Il nous faut voir des actes concrets démontrant qu’Assad veut sérieusement renoncer à ses armes chimiques », a affirmé M. Obama au sujet du président syrien Bachar al-Assad, lors de son allocution hebdomadaire radiodiffusée.
« Nous allons conserver nos positions militaires dans la région »
Mardi, M. Obama avait annoncé avoir demandé au Congrès de suspendre son examen d’une résolution sur l’usage de la force en Syrie, et a accepté de donner une chance à la diplomatie, alors que les Russes, alliés du régime syrien, ont proposé de placer l’arsenal chimique de Damas sous contrôle international aux fins de destruction. Le secrétaire d’Etat John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont mené samedi leur troisième jour de négociations à cet effet à Genève, en Suisse. « Puisque ce plan n’a émergé que grâce à des menaces crédibles d’une action militaire américaine, nous allons conserver nos positions militaires dans la région pour maintenir la pression sur le régime Assad », a expliqué le président. « Et si la diplomatie échoue, les Etats-Unis et la communauté internationale doivent rester prêts à agir », a-t-il prévenu.
Source: RTLInternational