Rahmatou Seck Samb a souligné que « si on met le maximum dans la culture », beaucoup de jeunes ne partiraient pas à l’aventure.
« Si on met le maximum dans la culture, beaucoup de jeunes ne partiraient pas mourir dans les pirogues ou se faire traiter comme esclave dans le désert » a soutenu la lauréate de l’édition 2017 du Grand prix du chef de l’Etat pour les Lettres.
Dans un entretien paru dans Le Soleil du week-end, l’écrivaine a appelé à « mettre le paquet dans la culture. C’est de l’économie, c’est de la création de richesse ».
L’auteure des ouvrages « A l’ombre du Négus rouge », « Du Baobab au Saguaro » a souligné qu’« il ne faudrait pas la (culture) prendre comme de la fantaisie mais comme un secteur pourvoyeur d’emplois, de biens ».
« C’est autour de la culture que se construit la paix sociale. C’est le lieu où tous les énergies, les sensibilités, les espoirs peuvent se retrouver » a dit l’auteure de « Fergo » (émigration en pulaar) qui lui a valu le Grand prix du chef de l’Etat.
Et Rahmatou ou Seck Samb de regretter qu’« au Sénégal, il y a eu des alternances politiques, mais en matière de culture, c’est la continuité ».
Selon elle, « un livre qui remporte un Grand prix du chef de l’Etat, il est passé par le meilleur tamis et doit donc aller au programme scolaire ».
Invitée à porter un regard sur la littérature sénégalaise, Rahmatou Seck Samb a laissé entendre que « le Sénégal est un peuple d’artistes. Je disais que la culture pourrait fournir beaucoup de métiers : littérature, stylisme, coiffure ».
« Dans la rue, chaque personne porte une oeuvre de création. C’est pareil avec l’écriture. Les gens disent que le niveau n’y est pas. Je dis il y a d’excellents auteurs. Les gens ne les lisent pas », a-t-elle analysé.
APS