Emmanuel Macron a estimé vendredi que le mot de « confinement » pour décrire les mesures annoncées la veille contre l’épidémie du Covid-19 n’était « pas adapté » car il s’agit de « freiner le virus sans nous enfermer ».
« Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier », a déclaré le chef de l’Etat à des journalistes, en marge d’une rencontre à l’Elysée à l’occasion de la Journée de la francophonie.
« Ce qu’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité », a-t-il ajouté.
« Ce qu’on a appris en un an, c’est qu’il ne faut pas multiplier les interactions. Il y a une part de responsabilité individuelle. Le seul moyen, c’est de freiner ses contacts pour éviter que le virus ne se diffuse. Mais se promener dehors n’est pas mauvais », a poursuivi Emmanuel Macron.
Dans ce cadre, « le terme de confinement à proprement parler n’est pas le bon. Aujourd’hui nous parlons de mesures de freinage supplémentaires », a-t-il estimé.
Dans sa conférence de presse, le Premier ministre Jean Castex a expliqué que le gouvernement avait choisi une « troisième voie » avec « de nouvelles mesures de freinage massives » de l’épidémie imposées dans 16 départements. Il n’a cité qu’à une seule reprise le mot « confinement » pour les qualifier, mais ce terme était largement repris dans les médias vendredi.
A ses côtés, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est interrogé : « Est-ce qu’on peut parler d’un troisième confinement? Je ne sais pas quel nom il faut donner à ces mesures fortes qui sont prises. Mais il y a une différence qui est notable, qui est que nous nous tournons davantage vers l’extérieur ».