La chambre basse du Congrès américain a adopté mercredi un projet de loi facilitant les recherches médicales sur la marijuana et ses effets, une décision saluée par les défenseurs du cannabis.
Le texte, adopté à l’unanimité, permet aux scientifiques autorisés d’avoir accès aux fleurs et d’autres parties des plants de cannabis cultivés dans le cadre des programmes approuvés par les différents Etats du pays.
Sa consommation pour raison médicale est légale dans 36 des 50 Etats, ainsi qu’à Washington, et dans 15 Etats et la capitale fédérale pour un usage récréationnel.
Mais jusqu’ici, seule l’Université du Mississippi possédait une licence fédérale pour cultiver et effectuer des recherches cliniques sur la marijuana.
Or, selon l’organisation pro-cannabis NORML, les plants sont « de mauvaise qualité » et « ne reflètent pas les variétés de cannabis disponible dans le commerce ».
Pour le directeur-adjoint de NORML, Paul Armentano, « la plupart des lycéens ont plus facilement accès au cannabis que les meilleurs scientifiques du pays ».
« Il est interdit partout aux Etats-Unis de conduire sous l’influence de l’alcool, du cannabis ou de tout autre produit, mais nous n’avons pas de bon test pour (vérifier) l’état de déficience parce que nous ne pouvons pas l’étudier », a affirmé lors du débat à la Chambre des représentants Earl Blumenauer, élu démocrate de l’Oregon à l’origine du texte.
Il a rappelé que quatre millions d’Américains avaient une ordonnance médicale pour consommer du cannabis « et que des millions d’autres ont recours à l’auto-médication ».
Le républicain du Maryland Andy Harris a souligné qu’il était, au contraire de M. Blumenauer, farouchement opposé à la légalisation du cannabis. Mais « nous sommes d’accord à 100% qu’il faut faire ces recherches », a-t-il dit.
Le projet de loi devra être approuvé par le Sénat pour entre en vigueur.
La semaine dernière, la Chambre des représentants a aussi approuvé un projet de loi visant à rayer le cannabis de la liste fédérale des drogues dangereuses, un pas historique vers sa dépénalisation aux Etats-Unis.