Écrit par Saliou Samb Vendredi, 19 Février 2010 20:10
Par Saliou Samb
« Le président a préféré se rendre pour ne pas provoquer un bain de sang », disait un des rares témoins de la folle journée du 18 février 2010, en fait un journaliste des médias d’état nigérien qui avait du mal à réaliser ce qui était arrivé à son « grand timonier ». Eh oui, même dans le déshonneur de la débandade, l’humiliation de la défaite, la cruauté de la réalité, il fallait bien trouver une belle formule pour parfumer les faits, maintenir le cap de la propagande et surtout ne pas laisser poindre le moindre soupçon de faiblesse chez un homme qui, à lui tout seul, a réussi à nicher le Niger, respectable démocratie depuis une décennie, au rang d’une vraie république bananière.
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